Carla, c'est vrai qu'on aurait jamais imaginé les choses de cette façon. On aurait jamais pensé se parler comme ça un jour. Au départ, on se détestait. Et c'est normal. Deux filles qui aiment le même c'est jamais simple. J'étais jalouse, pas de ce que tu étais, mais de ce que tu représentais à ses yeux. J'en ai pleuré. Je savais qu'il t'aimait , je ne pouvais rien faire. Tu me détestais. A cause de cet été. Sa a été dur pour toi de savoir que j'étais, qu'on était, avec lui. Sa a été dur pour moi de m'avouer que j'étais amoureuse de lui, je savais que sa serait dur à cause de cette distance. Les jours défilaient, les mois aussi, et vous n'étiez plus ensemble. Et je l'aimais encore. Je me demande comment j'ai fait pour tenir. Ensuite, au début de cette année, je me suis connecté sur msn, et j'ai vu ce C.♥ dans son pseudo. J'avais envie de pleurer. Il m'a demandé si ça allait, j'ai dit non. Il a demandé pourquoi, finalement je lui ai dit : C'est ton pseudo... et je suis partie. J'avais l'impression que tout recommençait. Et tu m'a laissé un commentaire déplaisant. J'étais énervée, mais c'était le but. Tu t'es excusée et je t'ai pardonné. Et puis, j'ai appris, plus tard, qu'il m'aimait. Sérieusement, je ne l'ai pas cru. Je ne voulait pas le croire quelque part, j'avais trop peur que sa ne soit pas vrai. Il disait que j'étais "nunuche" parce que je ne voulais pas comprendre. Mais j'avais compris, je voulais juste qu'il me le montre. Et le 14 mai...j'étais si heureuse ! Bref. Au fond, j'ai toujours voulu te parler. Et quand j'ai vu que tu étais connectée sur facebook, je me suis dis c'est maintenant ou jamais ! J'appréhendais un peu ta réponse. Mais ça s'est très bien passé, j'étais contente. On s'est échangé nos adresses msn. Le lendemain, quand tu m'a dit que tu devais me dire quelque chose à propos d'Eloïse, j'ai eu peur. Tu m'a dit ce qu'on t'avait raconté. Et là j'ai fondu en larme. Même si apparament c'était pour rien.On a appris à se connaitre. On a parlé de pleins de choses. On s'est posé pleins de questions. Tu m'a posé des questions bizarres et ça m'a fait rire. Et puis, un dimanche, je t'ai envoyé ce message disant que c'était fini. Tu as eu peur qu'on ne se parle plus. Ce n'était pas mon intention. J'avais toujours autant envie de parler avec toi. Tu voulais me réconforter. Tu as dit que tu avais l'impression de vivre ce que je vivais. Je crois qu'on ressentait un peu la même chose non ? Ou du moins chacune son tour. Et maintenant, je t'aime. Oui, j'avoue. Et on se verra peut-être un jour, je l'espère. Je verrai ton pyjama rose, et tu verras mon pyjama Hello Kitty. Je verrai tes cheveux rebels, et tu verras les miens. Et on se racontera nos amours.